DOCTOR WHO

Doctor Who est-il trop compliqué ?

Inutile de faire les innocents : s’il est bien un show qui requiert une certaine assiduité c’est bien Doctor Who. Et on ne parle même pas des près de 50 ans d’ancienneté de la série, mais seulement de l’époque moderne, depuis le reboot opéré en 2005. “Doctor Who est-il devenu trop compliqué ?”, ce n’est pas nous qui posons la question, ni un obscur fanzine, mais le très sérieux quotidien britannique The Guardian. Alors que la saison 6 (ou la 32e selon votre statut de fan) approche de sa fin outre-Manche, la storyline imaginée par Steven Moffat laisse certains spectateurs sur le carreau. Car à la différence de son prédécesseur Russell T. Davies qui affirmait que seuls 10% des spectateurs de la série regardaient assidûment chaque semaine, Moffat a misé sur desarcs narratifs plus intriqués. Un de ses auteurs, Gareth Roberts, balaye du revers de la main cette accusation dans les colonnes du journal, prenant l’exemple de chansons pop dont les paroles n’ont aucun sens mais qui sont néanmoins extrêmement addictives. Tant que Docto Who ne devient pas imperméable au grand public car trop “scientifique, aucun risque selon Roberts. Autre autre plume du Docteur et “accessoirement” créateur de Being Human, Toby Whithouse affirme que le problème n’est pas la prétendue complexité de la série mais tout plutôt “que le reste de la télévision est devenu trop simpliste”. D’ailleurs Whithouse pense au contraire queDoctor Who “devrait être compliqué [...], pas en dépit mais parce que justement il s’agit d’une série pour la jeunesse”.
En effet, il semblerait bien que les plus jeunes n’aient aucun souci avec les arcs narratifs tordus de Moffat et son team de scénaristes, comme le démontre le journaliste du Guardian, parti à la rencontre d’un foyer british moyen, dont la mère au foyer confirme que ce sont bien les parents qui rament et pas les kids : “Je pense que cela tient au fait que les enfants ne posent pas de barrières à leur imaginaire” avance Kathy Ball, mère de deux enfants de 11 et 14 ans S’ils posent des questions quand il ne comprennent pas, ils sont tout de même capables d’un esprit d’abstraction plus facilement que les “anciens”.
Un constat qui rejoint celui de l’auteur Douglas Adams (H2G2) en 1979, alors superviseur des scénarios sur Doctor Who, qui exprimait comment un des défis de la série était de la rendre suffisamment accessible aux adultes tout en la rendant suffisamment compliquée pour les enfants.

One Comment

  1. Votre billet est impressionnant et je viens du coup le partager à une amie qui est sur la même longueur d’onde que vous et je suis certaine qu’elle m’en sera reconnaissante. Soyez remerciez pour ce blog et le temps pour mettre en commun ces opinions. Je serais reconnaissante d’avoir la possibilité de lire votre blog sur ce thème dans les prochaines semaines. Cela m’est très très précieux ! 1000 mercis !

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