cap-swing

Captain Swing : London hacking au XXe siècle

Captain Swing et les Pirates électriques de Cindery Island
Scénario : Warren Ellis / Dessin : Raulo Caceres (traduit par P. Touboul)
Éditeur : Milady Graphics
128 pages, 15,20 €, disponible

Autant le dire tout de suite, ce one-shot n’est pas le meilleur comics du très prolifique Warren Ellis. Mais cette traque d’un révolutionnaire dans le Londres du début 19e, défiant la loi pour partager avec le peuple ses découvertes scientifiques, fait bruyamment écho à l’actualité. Difficile de ne pas voir dans ce Captain Swing le V d’Alan Moore, difficile de ne pas voir dans sa lutte pour le partage et la libre circulation des sciences un reflet du combat des hackers. Reprenant qui plus est l’imagerie pirate – à la sauce steampunk -, le comics prend alors une tournure politique inattendue et tout à fait contemporaine. Autre réussite, cette fois formelle, la double narration qui émaille la BD, avec l’insertion de pages de texte seul, sorte de journal intime du Capitaine qui vient non pas casser le rythme de lecture mais lui donne une puissance des mots supplémentaire.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.
Required fields are marked:*

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>